Ces dernières années, un phénomène de mode (doublé d’une plaisanterie un peu trop lourdingue à mon avis) vise à discréditer les capacités intellectuelles des blondes. Je n’ai pas envie de chercher à comprendre la source de ce préjugé infondé, mais je préfère plutôt vous faire part de quelque chose d’assez étrange, un fait que j’ai maintes fois remarqué, une expérience dont j’ai pu constater la véracité.
Les blondes aux cheveux longs (et raides souvent) ont un pouvoir assez stupéfiant sur les hommes, un privilège incroyable dont est malheureusement dépourvue leur semblable brune.
Par exemple, lorsqu’une blonde à la longue chevelure marche devant lui ou tout simplement qu’elle lui tourne le dos, le mammifère masculin n’a qu’une seule idée en tête : accélérer le pas, tordre son cou, bref, user de n’importe quel stratagème juste pour découvrir le visage de cette inconnue qui le devance.
Oui, juste pour « ça ».
Ne cherchez pas plus loin. C’est la blondeur platinée de notre étrangère qui suscite chez nous cette irrépressible attirance comme si, cette couleur, singulière, lumineuse, inhabituelle pour l’œil, impliquait forcément que le reste – yeux, bouche, nez – fut aussi attrayant. Nous voilà subjugués, en proie à la même fascination qu’ont certains insectes volants irrémédiablement aimantés par une source de lumière.
Que l’homme se trouve désappointé ou pas après la découverte dudit visage, importe peu. La démarche a été faite. L’hypnose a fonctionné.
O Filles et Femmes aux chevelures ensoleillées !
Jouissez de cette éternelle exclusivité !
Sur vos jalouses rivales à la toison sombre !
La lumière de vos mèches leur fera un peu d’ombre !
Ainsi, mesdemoiselles et mesdames aux crinières lumineuses, cette petite victoire vous fera oublier l’injustice que le temps, cet infâme saboteur, fait preuve à votre égard. En effet, force est de constater, que bien souvent, les blondes souffrent plus vite et davantage des outrages des ans comme en témoignent leurs épidermes plus pales et qui soumis aux entailles de la vieillesse me rappellent vaguement le duvet desséché des abricots.
Ce sujet sera - peut-être – l’objet d’une future réflexion…