À juste titre ou non, tirer à boulets rouges sur ceux qui nous gouvernent (ou nous ont gouverné), ça soulage. Mais, reconnaissons que dans la durée, cet exercice s’avère être aussi lassant que stérile. Je me garderais donc de chagriner mon clavier pour entamer ce genre d’hostilités.
Je ne connais pas grand-chose à la politique et aux politiciens hormis peut-être le fait que la plupart souhaiteraient sans doute avoir quelques lignes les concernant dans les manuels d’Histoire, ces bottins qui donnent une hernie discale à nos rejetons.
Il n’empêche que moi aussi, à l’instar du révérend baptiste afro-américain lors de son célèbre discours de 28 aout 1963, je fais un rêve. J’aimerais entendre au moins une fois, une seule fois, un politicien dire à son opposant de façon claire, sans équivoque ni fierté mal placée quelque chose de l’ordre de : « Je ne suis pas de votre parti et ne le serais jamais, je n’adhère pas à votre projet de société, je n’apprécie pas vos idées, mais cette proposition que vous venez de faire est une bonne proposition ».
Quand ce miracle-là se produira, alors, il se pourrait que je puisse accorder un crédit (limité toutefois) et un début de légitimité à la classe politique.